Qi Gong Sibérien

Qi Gong Sibérien est le fruit d'un mélange de différentes pratiques physiques et énergétiques qui se sont rencontrées et transformées en Sibérie, carrefour de nombreux peuples et cultures : sibérienne, russe, chinoise, tibétaine, ayurvédique.

17 novembre 2009

Evenement de l'année!

afiche_copy

le vendredi 18 décembre 2009

organisé par la Fédération Internationale des Arts Energétiques Sibériens

Invité d’honneur, Victor Zalojnov et son bayan (accordéon russe de concert)

Julia Griffin : Viole de Gambe

Antony Hequet : chant dyphonique

Christian Lalanecassou : guimbarde, digeridoo

Ruth Unger : flute baroque

Nathalie Kracjick : conte

Une collation sera offerte après le concert et vous pourrez  apprécier une exposition de photos de Sibérie et d’œuvres d’artistes de la fédération.

Les places sont limitées.

Réservez dès maintenant sur : crea@fiaes-qigong.org

plus d'information :
http://fiaes-qigong.org/accueil/actualites/154-concert-de-noel.html

Entrée : 15 € / 10 € pour les adhérents de la FIAES

Accueil à 19h Début du concert vers 19h30

Cité Internationale des Arts,

Salle Edmond Michelet

18 rue de l’hôtel de Ville

Paris 75004

Posté par ostriv à 14:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2009

Atelier de peinture à l’encre de Chine

organisé par la Fédération Internationale des Arts Energétiques Sibériens

animé par Marynka OSTRIV

samedi 06 juin 2009 de 14h00 à 17h00

botanChaque personne sait peindre, mais n'en a pas pour autant conscience. Pour faire tomber ces dogmes : «je ne sais pas peindre!»,« la peinture ce n'est pas pour moi!» venez découvrir la peinture à l'encre de Chine. L'encre est un moyen incomparable pour l'expression artistique de notre nature.

En travaillant avec le Qi gong «Eclosion des Fleurs » qui nous aidera à découvrir nos possibilités créatives, ainsi qu'avec la méditation qui apaisera et préparera notre esprit pour le travail qui suivra, nous allons faire s'épanouir des fleurs sur le papier de riz, un papier extraordinaire pour ses capacités à révéler les nuances de l'encre.

Plus d'information: http://www.fiaes-qigong.org   

Lieu : Théâtre de la danse - 77 rue de Charonne – 75011

Inscription: info@fiaes-qigong.org ou 06 78 01 36 44      

Posté par ostriv à 13:32 - Ateliers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2009

Dantian du haut .Stages de Qi Gong par Victor et Marina Zalojnov

Catégorie:Stages

La Fédération internationale des arts énergétiques sibériens

organise cette année un cycle de stages de qi gong qui seront animés par Victor et Marina Zalojnov :

LA CREATION DES CAPACITES ENERGETIQUES LES PLUS IMPORTANTES A L’INTERIEUR DU CORPS HUMAIN

25 et 26 avril 2009

Construction, développement et utilisation efficace des centres énergétiques du corps physique

Savoir conserver l’énergie à l’intérieur du corps est la base du qi gong. Les réserves ainsi constituées permettent au pratiquant de renforcer sa santé et de développer ses capacités à percevoir toues les nuances des sensations énergétiques. Lors de ces stages, nous allons travailler avec différents tissus du corps, chacun ayant des propriétés particulières, afin de les rendre capables de conserver l’énergie et par là satisfaire nos besoins énergétiques.

Informations / Inscriptions :

http://www.federation-fiaes.org

28 février et 1 mars 2009
"Dantian du haut. Travail subtil et détaillé dans la matière
du cerveau pour l'efficacité des processus mentaux et énergo-informationnels".

Posté par ostriv à 13:43 - Stages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2009

Mars dans le Yi Jing

Le mois de mars est décrit dans l’hexagramme 11

Essor ( M.Vinogradoff, YI JING. La marche du destin, Dervy éd.)
Prospérité ( fluidité printanière) ( C.Javary et P.Faure YI JING, Le livre des changements Albin Michel)

101

Dates : début mars, début avril. Jours et nuits s’égalisent. Deuxième mois du printemps.

Dynamique : mouvement ascendant de la lumière. Augmentation du rythme et de la liberté des échanges. Sensation et possibilités de commencements et d’épanouissements possibles et inattendus.

Processus : désir de création exacerbé, d’aller vers l’extérieur. Possibilités d’expansion inattendues poussées par le flux de la vie, au-dedans comme au-dehors.

Représentation graphique : deux éléments superposés. Celui du haut représente un germe en train de pousser. Combiné au soleil, il signifie : printemps, moment de l’année durant lequel les forces accumulées dans les racines commencent à monter dans les branches et à devenir visibles. Quand les bourgeons apparaissent, la force de l’interaction yang-inn se manifeste aux yeux de tous ( sauf pour ceux qui continuent de se faire croire que cette époque de l’année s’appelle l’hiver…Peut-être détestent t’ils les légumes).

En bas de l’idéogramme, un signe désignant une des caractéristiques de l’eau printanière : la fluidité. Combiné avec un idéogramme signifiant plat, uni, il prend le sens de paix et de tranquillité.

Son sens global est grand, éminent, suprême, extrême ( C.Javary, P. Faure). Il est chargé d’exprimer la nature de la vitalité printanière. D’après ces auteurs, il est associé à l’une des 5 montagnes sacrées de la Chine, un des lieux où le Ciel et la Terre sont en relation de fluidité maximale. Les processus sacrés génèrent la fluidité et se reconnaissent à sa présence.

L’interaction fluide entre les éléments venus du Ciel et de la Terre entraîne la floraison de ce qui pousse ou voudrait pousser, d’où l’atmosphère enivrante. Au printemps, au premier temps donc, le potentiel comporte beaucoup plus de possibles que la réalité future n’en verra éclore. Leur porter procure une sensation de toute-puissance joyeuse, rare au cours de l’année.

Mars est le moment de la montée vers l’équinoxe, temps de liaison de plus en plus fluide entre Inn et Yang. L’air printanier porte à l’ivresse. Les courts-circuits entre ce qui existera, commence d’exister, n’existe plus ou continue quand même, malgré les souhaits contraires, rend la vie chaotique et légère.

Cette prescience de l’écart entre le souhaité et le réalisable engendre un sentiment contraire à l’ivresse : l’inquiétude latente.

L’enseignement du YI JING sert à permettre de donner le maximum de chances de croissance au potentiel d’une promesse de réalisation . A cette époque de l’année, tout se met en mouvement. Impossible de résister à cette puissance en œuvre dans la nature, sinon à son détriment. Mais, pas question de se laisser aller à l’ivresse de « tout est possible »…
Le dessin de l’hexagramme est un enseignement par lui-même. Les trois traits du Ciel sont surplombés par les trois de la Terre. Ce n’est pas le monde à l’envers, juste un conseil de fécondité. L’association des trois traits pleins ( le Ciel) les met en relation, du fait de leur place en bas du dessin, avec les difficultés de la pesanteur terrestre, la « réalité » : ce que l’on a tant de peine à manier. La pesanteur du Inn terrestre, présente, elle, au sommet de l’hexagramme ( trois traits brisés : la Terre) est allégée par cette position, plus aérienne. Là, le Inn reçoit air et soleil. Ainsi, tout paraît plus facile pour ce qui est naturellement lourd et lent.

Le printemps est un moment de forces puissantes à l’œuvre dans l’univers. Les humains, sans expérience de cette nouveauté (printemps : premier temps !) ne peuvent en tout cas ni modifier, ni maîtriser ce qui est en cours, car préparé dans les profondeurs obscures des nuits hivernales, des rêves, des organes profonds. Au mieux, peuvent t’ils l’accompagner.
Cet enseignement se rencontre au long des 6 traits mutants. Ils désignent tous une situation particulière à laquelle, ou auxquelles car les humains peuvent vivre simultanément sur plusieurs plans, chacun est confronté. A chaque étage est présent un enseignement désignant une façon optimale de s’adapter au cours des événements.
Le printemps est le moment de l’année durant lequel est perceptible l’échange entre ce qui part et ce qui arrive, déjà là, mais pas vraiment encore. Seule la capacité humaine à relier le pouvoir germinateur de la Terre et le souffle créateur du Ciel, ( psyché, âme) permettra un essor fluide et bénéfique des formes et actions émergentes.

1er trait mutant : Arracher des roseaux à racines enchevêtrées. Chacun selon son espèce. Ouverture pour des expéditions ( C.J. et P.F.).
Arracher les roseaux aux racines enchevêtrées cela se fait selon le genre. En voyageant bonheur ( M.V.)

Ce qui pousse avec vigueur est encore porteur de formes indistinctes, incertaines quant à leur devenir. Un projet peut en cacher un autre, bien meilleur et trois se terminer en un quatrième, de sens contraire. Le but de l’activité est d’éclaircir les questions en établissant des distinctions claires. Ainsi ce qui a de la force ne connaîtra pas d’obstacles à la croissance, à condition de savoir découvrir des analogies( chacun selon son espèce), au-delà des apparences. En agissant ainsi avec une grande vigueur ( C.J.et P.F.), on augmente ses chances de succès.

2ème trait mutant : Supporter l’immensité fruste et déserte. Passer à cheval le gué de la rivière. Ne pas s’éloigner de ce qu’on laisse. Les compagnons disparaissent. Atteindre au niveau supérieur par un agir au Milieu Juste. (C.J. et P.F.)
Prendre en compte l’inculte. Agir en traversant la rivière à gué. Ne pas s’éloigner ni oublier. Les amis disparaissent. Obtenir l’estime en faisant route au centre.( M.V.)

Si l’on est amené à aborder des domaines vraiment nouveaux (immensité) ou à donner place aux forces en état de croissance saisonnière, il convient d’éviter de faire des impasses, y compris sur ce que l’on cherche à mettre de côté. C’est le moment d’examiner ses relations et ce que l’on veut privilégier ou éviter. Ainsi pourra t’on discerner si l’on se prépare à faire de sa vie une « immensité fruste et déserte ».
Le gué difficile à franchir, symbole de ce que l’on quitte en laissant derrière soi, des compagnons peut-être déçus par des décisions qu’ils désapprouvent, est la preuve du courage. Ce mouvement sera juste, si sans se jeter imprudemment dans une aventure sans issue, en étant accompagné d’une mise en œuvre habile des forces de croissance dans un contexte difficile. Cela étant plus méritoire que de continuer à oeuvrer sur un terrain déjà connu. Les circonstances peuvent l’exiger, comme on peut l’exiger de soi.
Franchir un gué réclame d’être sagace pour découvrir le passage du moindre danger.
La route du centre ou le Milieu Juste est la quête d’une attitude juste et centrée, impartiale et objective.

3ème trait mutant : Pas de plaine sans côte. Pas d’aller sans retour. Présage de difficultés absence de faute. Pas de crainte à avoir sur l’onde porteuse. Bonheur vers les aliments (C.J. et P.F.)
Pas de plaine sans versant de colline. Pas d’aller sans retour. Constance dans la difficulté, pas de critique. Pas de chagrin au sujet de sa sincérité. Dans la nourriture il y a prospérité.(M.V.)

Toute situation, toute action contient des phases d’expansion et de repli. Sans cesse, en mars, il convient de se ressourcer et de se rappeler d’où l’on vient et pourquoi a lieu ce qui se renouvelle pour éviter de perdre le fil de sa vie. S’il y a des difficultés, le YI JING invite à se surpasser, à éviter de se poser 1000 questions. Ce qui a lieu à ce moment de l’année est soumis à ce rythme. La satisfaction (bonheur et prospérité) viendra de la liaison de l’effort humain et de sa liaison avec le Ciel.

4ème trait mutant : Virevolte et voltige. Pas d’enrichissement par les voisins. Pas de mise en garde et ainsi onde porteuse. ( C.J. et P.F.)
Voletant de-ci de-là. Sans abondance par son voisinage. Ne pas prendre garde en étant sincère. ( M.V.)

Il peut-être tout à fait agréable de virevolter et de se penser plus libre qu’on l’est, le printemps peut se prêter à cela. Il vaut mieux, à cette époque, parfois laisser venir que de s’engager activement. Découvrir vers quoi l’on est porté spontanément peut aussi être preuve de sagesse en mars. Cela peut aussi être interprété de manière différente : si les forces de vie prennent un tour inattendu et vigoureux et que tout au-dehors résonne en écho favorable, il convient de l’accepter joyeusement.

5ème trait mutant : Le souverain Yi marie sa cadette causant ainsi une heureuse félicité. Fondamentalement ouvert. (C.J. et P.F.)
Le souverain yi marie la cadette ainsi prospérité par le bonheur initial. (M.V.)

Cette image de mariage est une métaphore désignant la plénitude de l’ « essor ». Il est dû à la liaison heureuse et féconde de forces de natures différentes assurant la prospérité et la durée (mariage) des actions entreprises. L’essor, à son maximum, est reconnaissable à la multitude de possibilités de développement devenues visibles.

6ème trait mutant : Le rempart fait retour au fossé. Ne pas employer l’armée. Depuis son propre fief proclamer mandat. Présage de gêne. (C.J. et P.F.)
Le rempart retourne au fossé. Ne pas utiliser l’armée. Sa propre ville est avertie et mandatée. Regret de la constance. ( M.V.)

Il est des situations de vie, saisonnières ou non, dans lesquelles forces créatives et réceptives cessent de se féconder. Si l’échange se fane, inutile d’employer l’armée : cela ne sert à rien dans ces circonstances. Au lieu d’aller vers le dehors, il convient de faire retour vers soi (propre ville ou mandat ). Reconstituer ses bases doit précéder toute confrontation avec autrui.

Jean-Gabriel Foucaud
http://www.transvisions.org

Posté par ostriv à 15:19 - Yi Jing - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2009

Fédération Internationale des arts Energetiques Sibériens

En France, le Qigong Sibérien est presenté par la Fédération Internationale des Arts Energétiques Sibériens (FIAES) qui organize les cours, ateliers, stages autour de cette technique de travail énergétique.

Vous trouverez beaucoup d'information intéressante sur leur nouveau site

http://www.federation-fiaes.org/

logo_qi_gong_fiaes

Posté par ostriv à 14:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2008

L’hexagramme de décembre : 2. Elan réceptif

par Jean-Gabriel FOUCAUD

L’hexagramme de décembre : 2. Elan réceptif ( P. Faure et C.Javary ; YI JING chez Albin Michel) . Accomplissement ( M.Vinogradoff ; YI JING, Dervy édit). Matérialiser (C.Javary, « Les rouages du YI JING » , Philippe Pliquier éd.)

260104_12

En cette fin de novembre, chacun à pu éprouver que trouver son bien-être dépendait de sa capacité à se projeter dans l’avenir en favorisant ce qui imperceptiblement naissait, même si cette force émergente semblait de peu de poids, comparée aux données stagnantes, emprisonnantes ou seulement à l’état de projet personnel. En relisant les deux derniers traits mutants de l’hexagramme 23 décrivant l’état des forces en novembre, il est possible d’identifier si les attitudes de début décembre seront fécondes ( vivre avec l’épuisement du Yang) et stimuleront ce qui naîtra bientôt (encore faible, mais dynamisant déjà imagination et désirs) ou, au contraire, favoriseront routine et décroissance.

Dates : début décembre - début janvier. Moment du maximum d’obscurité, d’éloignement maximal de la terre et du soleil : solstice d’hiver.

Processus en cours : répartir ses forces et nourrir les processus d’actions auxquels on est conviés. Ils sont pour beaucoup d’entre eux le fait des circonstances plus que des choix personnels. Dynamique : Porter son attention vers les invitations à agir dues aux actions antérieures à décembre ou commencer de pressentir les directions de vie naissantes. Rester ouvert et disponible, tenir bon en toutes circonstances. Augmenter sa souplesse pour mieux absorber chocs et disparitions dues au cours de la vie et favoriser ce qui se cristallise.

Un commentaire très ancien, appelé Grande Image, accompagne le texte du YI JING. Il exprime d’une façon simple l’attitude à adopter pour vivre agréablement le mois de décembre : « la Terre manifeste l’Elan Réceptif. L’Etre accompli ainsi par une attitude ouverte et cordiale soutient tous les êtres vivants. » Tous les êtres vivants : en font partie ce qui, périmé, est en train de disparaître tout en subsistant mais dont on ne peut brutalement se défaire car nos structures y sont encore liées (voir le texte du mois de novembre). Egalement ce qui, au contraire, est en train d’émerger, bien fragile encore.

Vivre en étant comme la Terre est la réponse adéquate aux conditions de décembre : faute de mieux, elle absorbe le tout-venant des processus du dehors et du dedans sans se désagréger. Et aussi favorise la croissance invisible des graines enterrées, déjà sensibles à qui prend le temps d’en écouter la mélodie.

En cette époque, il convient de ne pas aller plus vite que la musique. Bien au contraire, en se concentrant sur l’état réel des données de sa vie qu’on les aient ou non choisies, attitudes personnelles maladives ou pleines de forces de santé et de croissance généreuse, circonstances professionnelles plus ou moins favorables, fragilité des projets encore naissants, usure ou force croissante des relations affectives et sociales, on peut mieux répondre aux situations vécues en cette fin d’année. Cet examen fait, il convient, nous dit l’oracle ( le YI JING), de nourrir ce qui va naître par la patience et le resserrement des forces. Et aussi de laisser s’accomplir calmement les changements à l’œuvre : les données périmées de nos vies et ce que l’on avait cessé de nourrir disparaîtront ainsi d’autant moins douloureusement. Et pour cela, il vaut mieux développer la souplesse conseille l’oracle. Eviter de se raidir, de développer des récits d’anticipation effrayants et de perdre sa cohérence en imaginant des conséquences nécessairement fâcheuses fait partie du travail psychologique et énergétique de décembre, si l’on veut passer un bon mois et préparer intelligemment les suivants, ceux de la croissance printanière.

Représentation graphique : deux éléments sont présents dans l’idéogramme. L’un évoque la terre et exprime spécialement son pouvoir de fécondation. L’autre, dessiné de deux mains tirant en sens contraire sur une corde ou - qui sait ? – l’étirant ou peut-être encore empêchant sa rupture, décrit les vertus à mettre en œuvre pour ne pas rompre en cette période de l’année. Ces deux mains peuvent être le futur et le passé ou ce que l’on désire confronté à ce veut autrui, ou bien encore des circonstances inattendues et favorables imposant des changements de vie. Il s’agit de se préparer à favoriser ce qui bientôt apparaîtra, au printemps si loin et pourtant déjà si proche, et de se préparer à récolter les bienfaits dus également au fait de se délester de ce qui, on le sait, ne fournira plus de fruits.

Dans le commentaire de cet hexagramme du YI JING, les auteurs notent qu’il convient d’avancer avec courage, discernement et discrétion. Se mettre en avant est une erreur, innover est prématuré à ce moment de l’année ou du cours des processus. Il s’agit de donner de la consistance d’une façon efficace aux forces de désir pour que ce qui doit naître naisse et disparaisse le périmé enfermant dans un vêtement étriqué les formes en train de se rénover.

Cela revient à donner plus de force à ce qui émerge naturellement dans nos relations affectives et sociales ou nos productions et moins aux données diminuant l’expression des forces de vie et de création. Et de le faire, au mieux, dans un climat de paix et de douceur en évitant, dans la mesure du possible, les conflits violents.

Rappel : chaque trait est fixe ou en train de muter : cet aspect de la situation est en train de changer ou existe. On y est donc plus ou poins confronté en fonction des conditions de sa vie. Il est en même temps un moment du mois. Un trait est à la fois un espace et un moment. On peut donc aussi le lire comme un calendrier des actions à accomplir ou à éviter.

1er trait : Marche sur du givre. La glace solide arrive.

Commentaire : Au premier trait, celui du début d’une situation, la prudence est en général conseillée. Début décembre, où va t’on ? Et comment ? Etre souple et ferme est donc recommandé. Et si la glace solide va bientôt succéder au givre à la faible densité, ce qui , consciemment ou non, est en train de se cristalliser, va rapidement gagner en consistance. Se préparer à lui donner de la force ou à lui en retirer est l’attitude adéquate. Le conseil d’attitude de l’oracle est clair : identifier les données de sa vie en train de se cristalliser.

En revenant sur le trait 5 de l’hexagramme 23 (mois de novembre) décrivant les attitudes favorables en cette période, on peut déduire que les forces ayant connu la faveur des « dames du palais », ayant bénéficié du pouvoir de protection du « palais des enfants » ( l’utérus en chinois ») ne pourront toutes se développer. Accepter la nature et la taille des formes émergentes est une nécessité première. Ni Paris, ni la muraille de Chine ne se sont faites en un jour… Naîtra ce qui naîtra et aussi ce que l’on acceptera de voir naître.

2ème trait : rectitude dans les quatre directions. Grandeur sans entraînement. Rien qui ne soit profitable.

Commentaire :

Si par bonheur dans une vie émerge une donnée nouvelle et féconde dont les effets se font sentir dans plusieurs domaines en même temps, il n’y a aucun besoin d’un entraînement préalable de longue date pour lui donner forme. Il s’agit d’accueillir et d’encourager le déploiement de cette création en soi ou chez autrui. C’est un moment de l’année pour mieux identifier si l’on sait faire les choses en leur temps, à leur rythme, lent ou rapide, ou au contraire ralentir à l’excès ou précéder indûment, ceci étant nuisible.

En faisant retour sur le trait 6 décrivant le jeu des forces de la fin novembre (voir le texte de l’hexagramme 23) mettant en exergue les attitudes conduisant à l’épuisement, toutes les attitudes sans perspectives, sans projections imaginatives à long terme sont contraires à la vitalité. La simple gestion du bien-être au quotidien sans renouvellement d’intention d’échange et de développement est vouée à l’échec.

On peut faire la différence entre la grandeur qui offre une prime, celle de la fierté, et la mollesse dans ses engagements de vie : elle produit une déprime, une perte de sa dignité, du sentiment de sa valeur personnelle !

3ème trait : Distinction contenue présage possibilités. Que d’aventure on soit au service d’un Roi ne pas mener à terme permet d’aboutir.

Commentaire : Si donc on est au service d’un cause paraissant noble ou de quelque action généreuse dépassant notre personne, il convient d’éviter de se mettre en avant (distinction contenue). Et aussi de vouloir conclure en usant d’un excès de volonté : ce serait tuer dans l’œuf des possibilités ultérieures de développement. Vouloir tout maîtriser est une source fréquente d’échec. Eviter volontarisme et égoïsme (tirer la couverture à soi), donc partager généreusement : au temps de Noël, c’est sûrement la meilleure attitude possible !

4ème trait : sac ficelé. Absence de faute. Absence d’éloge.

Commentaire : se garder de tout enthousiasme excessif envers la cause défendue et donc de se battre avec agressivité pour défendre son point de vue : il n’est le plus souvent que le sien à moins d’atteindre, mais c’est si rare, à l’universel. Il s’agit de lutter contre les excès verbaux destinés à convaincre autrui, pas de se laisser détruire ! De même, si l’on est convié à participer à des activités peu enthousiasmantes, un repli discret et poli est correct et ne mérite pas de blâme.

5ème trait : Robe jaune. Fondamentalement ouvert.

Commentaire : c’est le moment de l’année où l’on doit pour favoriser l’harmonie en soi de ses différentes composantes ou avec nos relations, éviter directivité et autoritarisme. Noble réserve, impartialité, équanimité, prise en compte du maximum d’aspects d’une situation sont indispensables et favorables. La recherche d’attitudes permettant d’œuvrer à plus de solidarité et de cohérence en soi ou avec autrui est d’une grande fécondité.

6ème trait : Dragons corps à corps aux confins. Sang noir et jaune.

Commentaire : On le sait, il est impossible de tout maîtriser. Aux confins de la conscience apparaît l’indompté de la vie. C’est ainsi. La volonté, le désir d’agir parfois brutalement ne peuvent être totalement sous contrôle. De ce fait, dans les commentaires de ce court texte, les lettrés soulignent qu’en temps de guerre, le sang est celui des batailles et en temps de paix, il est celui de l’alliance amoureuse qu’aucune force raisonnable ou conventionnelle ne peut contraindre et empêcher. M. Vinogradoff l’exprime ainsi : c’est le moment où l’on quitte l’aspect uniquement symbolique de la vie pour entrer dans la réalité mouvante.

Quand le 6ème trait est mutant, il conduit à l’hexagramme 23 : l’usure. Ainsi sommes-nous avertis de la fin d’un cycle. De cette façon, fin décembre, nous sommes avisés que, prêts ou non, en Europe, nous entrons dans une nouvelle année quelques jours plus tard et en Chine, un mois après. Et toute année nouvelle doit être abordée…comme n’ayant jamais été vécue. C’est la loi de la réalité : elle est mouvante et inconnue.

Posté par ostriv à 19:57 - Yi Jing - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2008

Atelier de Qi Gong

Dans le cadre du cycle d’ateliers de Qi gong sibérien

atelier animé par Julia Griffin et Marynka Ostriv

dimanche 7 décembre de 9h30 à 12h30

“LES YEUX ET LA VUE”.

oiel_vu

Formes, couleurs, profondeurs, couleurs, nuances de lumière et d’ombre sont toutes enregistrées dans notre mémoire court ou long terme et nous influencent énergétiquement et informationnellement.

À l’aide des couleurs vivantes de plantes et d’expériences de dessin avec pastels (couleur et toucher) nous allons explorer les différentes façons de “voir” et chercher leurs effets sur nos systèmes mentaux, psychologiques, physiques et énergétiques.

Nous allons bien sûr préparer le corps avec des exercices physiques et faciliter l’intégration du travail avec un enchaînement de qi gong et une méditation.

Lieu : Théâtre de la Danse (4ème étage).

         77 rue de Charonne 75011 Paris

         Métro Charonne

pour plus d'information: www.fiaes.com rubrique: Ateliers

Nos centres visuels enregistrent tout ce qui « saute aux yeux » et stockent des informations très variées dont nous ne sommes conscient que d’une partie très limitée.

Posté par ostriv à 11:31 - Ateliers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2008

Yi Jing. 12 mois, 12 façons de vivre

par Jean-Gabriel FOUCAUD

ideo_qi112 mois, 12 façons de vivre

Chaque mois, un hexagramme du Yi Jing sera présenté, celui qui donne les conseils pour la période en cours. La plupart des données que vous lirez sont  tirées de commentaires forts savants et passionnants de deux des meilleurs livres présentant ce texte chinois. J’y ajouterai des informations faites au jour le jour provenant de mon travail de psychothérapeute. Elles compléteront celles issues de l’acupuncture ou de connaissances morale et philosophique des commentateurs les plus connus : Cyrille J.-D. Javary et Pierre Faure, auteurs de « Yi Jing, le livre des changements» paru chez Albin Michel ;  Michel Vinogradoff  (acupuncteur) qui a écrit  « Yi Jing , la marche du Destin» ( Dervy éd.).

Qu’est-ce que le YI JING ?

De ce livre, nous connaissons son importance pour la plus grande partie du peuple et des lettrés chinois. Pendant plusieurs millénaires, il fut, jusqu’à la période coloniale, la référence officielle, morale, philosophique, mais aussi le vocabulaire de base et la théorie globale de tout ce qui advenait à la surface de la terre, y compris des transformations énergétiques et émotionnelles ayant lieu au cours du mouvement des  saisons. De ce fait, il servait autant à rendre compte des variations d’humeur au niveau personnel que des modifications des relations entre individus.

Dans toute la littérature consacrée à l’art de prendre des décisions, Le Yi Jing fut et demeure sans équivalent.

Il est composé de 64 hexagrammes. Chacune de ces figures décrit une situation, perçue comme un cas particulier de l’état de forces du couple yin/yang. Un hexagramme est une situation parmi d’autres situations, typée, caractérisée par des données qui lui sont propres.  Ce système sert à identifier dans quelle situation est impliqué celui qui interroge l’oracle.

Parmi eux, douze comportent tout particulièrement un ensemble d’informations spécifiques aux saisons et à l’attitude qu’il convient d’avoir pour bien les vivre plutôt que d’attendre la fin de chacun des mois en serrant les dents.  Ils sont nommés hexagrammes calendériques. Chacun d’entre eux décrit la spécificité d’un des douze mois.

Méthode

Pour des raisons de commodité d’utilisation, les hexagrammes  seront présentés, non pas dans l’ordre de leur numérotation du Yi Jing,  mais l’un après l’autre, en commençant à partir d’une des saisons : l’hiver. On commencera donc par le  mois de novembre qui marque le début de l’établissement de la saison hivernale.

Dates des saisons

Rappelons que dans l’ancienne France, c’est à ce moment de l’année que dans un pays largement agricole, porté de ce fait à observer les cycles de la nature, l’hiver commençait à la Toussaint, veille de la Fête des morts, culminait à Noël, au solstice d’hiver et se terminait au moment de la pousse des feuilles, avec les fêtes inaugurant le printemps, début février.

A l’époque moderne, industrielle, les saisons ont été décrétées commencer au moment de leur apogée, aux solstices et aux équinoxes ; plutôt donc au temps de leur apogée que de leur inauguration. Les esprits observateurs ont donc conclu, non sans humour, qu’il n’y avait « plus de saisons ».

Au sein de l’espace Ciel-Terre, dans lequel les humains vivent et sur lequel ils ont peu de pouvoir sauf celui de s’en protéger, de le connaître de façon à profiter des bienfaits possibles ou de lui nuire en participant au réchauffement climatique, les saisons s’établissaient ainsi en Europe quand les cycles de la nature étaient reconnus et respectés : l’hiver allait du 1er novembre au 31 janvier, le printemps du 1er février au 30 avril, l’été du 1er mai au 31 juillet et l’automne commençait le  1er août pour s’achever le 31 octobre, veille de l’hiver.

Pour ceux qui souhaitent développer cette recherche aux conséquences pratiques quotidiennes, un autre livre peut aider : « Fêtes et coutumes en Europe » d’Yvonne de Siké chez Bordas. Ces dates concernaient l’Europe, pas seulement la France.

Les trois hexagrammes de l’hiver :  novembre, décembre, janvier.

L’hexagramme de Novembre   N°23,  nom : Usure ( Javary et Faure) ; dévastation (Vinogradoff).

Dates : début novembre, début décembre

Dynamique : c’est au début de l’hiver que l’on préserve ce qui peut naître au printemps. Tenir dans la durée (avant que le cycle de la vitalité de l’univers se renouvelle), survivre à l’usure.

Processus en cours :   quête d’enracinement, détachement, enlisement, préservation.

Représentation graphique : l’idéogramme représente une hache à proximité d’un arbre auquel manque le haut et dont le bas est encombré de branches et d’écorces tombées. Sont ainsi mis en évidence les relations entre un processus ne dépendant pas du monde humain, mais de l’évolution du cycle des végétaux et une action humaine, potentielle, et volontaire, quoique ici retenue puisque nulle main ne manie la hache, consistant à élaguer le superflu, rendue obligatoire par les circonstances, l’évolution du cycle des végétaux, en l’occurrence.

Seront donc en mouvement trois tendances : découvrir son enracinement (arbre), le différencier des attachements périmés ( branches et feuilles mortes ), et détacher ou se détacher ( la hache).

Selon les commentateurs, le contenu des six étapes de l’hexagramme est dédié à la lutte contre la fatigue et le découragement. Ces états d’être seraient essentiellement dus au refus d’accepter de relier la vie humaine au processus ayant lieu dans la nature ou d’en tenir compte en modifiant sa manière de vivre. C’est le moment de retirer, d’élaguer et de consacrer ses forces actives à celles qui sont compatibles avec le niveau de vitalité permis par la saison. Et surtout de commencer à inaugurer une recherche sur l’art de se renforcer, de reconstituer les racines de sa vitalité afin de passer l’hiver en bonne santé. En hiver, les forces Yang diminuent, celles qui servent à la régénération, les forces Inn, sont à stimuler. Comment ? C’est tout l’art de vivre en novembre.

Le découragement et la fatigue sont dus au fait d’utiliser des forces en déclin plutôt que de recourir  à celles qui augmentent naturellement, parce que c’est l’heure de leur manifestation. Il faut aussi se rappeler que le mot reposer évoque tout autant l’action de se repositionner que de faire la sieste ou de mieux dormir.

Le texte de cet hexagramme est sobre : Usure, inopportun d’avoir où aller. Cette traduction du texte chinois est lapidaire. S’il est impossible d’agir quant à une situation, faute de forces d’action (Yang : la hache) et d’habitude d’usage des forces de régénération (Inn :  feuilles et branches ne sont pas toutes mortes), mieux vaut s’abstenir d’initiatives et redéfinir l’usage de l’ensemble de ses forces. Il n’est pas non plus conseillé de se laisser aller : préserver l’arbre !

LES SIX TRAITS MUTANTS

Six traits, six processus mis en évidence, six manières de se tenir dans ces circonstances qui seront dévitalisantes, si on n’utilise pas les bons leviers, sont commentés dans cet hexagramme. Savoir les employer fera de novembre un mois très agréable !

1er trait.  Texte : Usure du lit par les pieds. Mal discerner présage fermeture

Qu’est-ce qu’un lit ? On y dort, on y aime et parfois on y procrée, on y rêve. Les pieds symbolisent la mise en route. Si donc on se lance dans l’action  (couper, hacher, détacher ) au détriment de se repositionner ou de se reposer, l’univers se fermera : tel est l’enseignement de l’oracle !

Mais en Chine ancienne, une porte de maison pouvait, en cas de besoin, devenir lit. Le mot désigne aussi toute autre structure portante. Si les supports de ce qui  porte apparaissent en novembre usés ou usants, il convient de songer à s’en détacher. Mais avant, il vaut mieux se demander  s’il s’agit d’un attachement (lien) ou d’un enracinement, notamment au point de vue affectif. La différence est facile à faire : de l’enracinement, on ne peut se passer, sauf à passer à côté de sa vie et à demeurer l’ombre de soi-même, de vivre au mieux à un niveau vibratoire aux limites de la maladie.

De l’attachement, il est possible de se défaire. Et si l’on ne pense pas pouvoir se passer d’une relation, c’est qu’elle a pris la place du processus d’enracinement : elle l’empêche au lieu de le permettre. Les deux processus sont souvent confondus. S’enraciner en un autre humain au lieu de s’enraciner avec l’aide d’initiations présentes dans l’univers, avec l’aide d’autres humains, donc, est une erreur commune. Si une relation nous ouvre à un monde vaste, elle facilite l’enracinement. Sinon, elle enferme, dévitalise, tire vers le bas et empêche l’enracinement puisqu’elle prétend s’y substituer. En psychanalyse, cela s’appelle l’emprise.

Mal  discerner présage fermeture : On peut mal discerner ce qui est usé, on peut aussi mal discerner les présages présents dans les rêves (voire le lit ). Aussi est-ce une période importante de l’année pour retourner vers ses rêves fondateurs. Sur un autre plan, si l’on discerne mal les structures qui nous portent activement (portes de la maison) vers l’avenir et qu’on les confond avec celles qui portent ou  enferment en  dévitalisant au lieu d’exposer au renouvellement de la vie, vient l’Usure.

Il convient de distinguer cela des attachements porteurs que l’on se refuse à vivre, que l’on use.

Bref, il s’agit de savoir quoi ou qui  aide à restaurer ses bases.

2ème trait. Texte : Usure du lit par les traverses. Mal discerner présage fermeture

Cette fois, c’est la structure elle-même qui est en cause, pas seulement les supports. Il importe de faire une investigation approfondie de toutes nos relations et façons d’être devenues obsolètes. On les reconnaît au fait qu’elles ne donneront aucun nouveau fruit ou qu’ils auront une faible vigueur. Soutenir ce qui est périmé n’engendrera aucune nouvelle pousse et épuisera, de même que refuser ce qui nourrit l’élévation de notre niveau vibratoire.

Il importe de penser à se servir de la hache. Mais, il faut aussi distinguer parmi  les branches de l’arbre celles qui n’ont pas encore donnés de fruit et celles qui ont fourni ce qu’elles pouvaient donner et accompli leur office. Et veiller dans l’acte d’émonder l’arbre à être prudent pour ne pas épuiser l’avenir printanier.

Le même avertissement prévaut : de mal discerner les présages, les signes, ferme les portes du monde.

3ème trait. Texte : Usure même. Absence de faute.

Les commentateurs éprouvent une grande difficulté à rendre compte de cet aphorisme. Certes, il  faut constater le processus d’usure en cours, celui qui a lieu dans le monde naturel. Les feuilles et les branches sont mortes, pour la plupart, mais pas les arbres. Sont mortes aussi des façons de faire, d’être. Il est impossible de renouveler les actions de l’an dernier à la même époque.  Il convient d’aller plus loin dans la compréhension du processus. L’usure s’use : tout ne meure pas, ne se dévitalise pas.

Le caractère « même » en chinois est neutre. Un bon équivalent serait ; cela . C’est à dire ce qui était vivant et s’est transformé en objet, en chose, que ce soit une relation humaine ou une pratique. Au 3ème trait, celui de la porte vers l’extérieur, ce qui a été atteint par l’usure, c’est une absence de faute que de s’en détacher. Ainsi récupère t’on de quoi nourrir l’arbre. Le processus d’enracinement est ainsi présenté dans l’idéogramme.

4ème trait. Texte : Usure du lit par la peau. Fermeture.

Qu’est-ce que la peau ? Une frontière, une surface délimitant le dehors et le dedans. Dans la perception des  modes relationnels, quand le mois s’avance, au fur et à mesure que montent les traits, le travail psychique et énergétique concerne non plus la structure, mais son apparence. Donc, ce qui est soumis aux regards et appréciations morales, à la culpabilité. Pour utiliser ce qui renforce notre vitalité, il convient de se libérer du jugement d’autrui et de ses propres constructions affaiblissantes, de cesser de cultiver les « passions tristes». C’est le temps du retour vers ses désirs et ce qui stimule la vitalité. Sinon, l’univers se referme.

Il convient de reconnaître sans concession que d’abandonner ce qui nourrit l’arbre aux limitations d’autrui, engendre le malheur.

5ème trait. Texte : Poissons enfilés par les ouïes. Faveurs par les dames du palais. Rien qui ne soit profitable.

Les poissons reliés les uns aux autres indiquent qu’il est bon de revenir à la conscience des liaisons fécondes entre les éléments de ce qui nourrit l’appétit de vie et d’abandonner ce qui le pourrit, que cela vienne du dedans de l’être ou d’autrui, du dehors. Les oeufs du poisson sont le symbole de la fertilité.

Devenir capables de discerner ce qui nourrit le futur est le travail de la fin  novembre.

A ce niveau ( 5ème trait) qui est aussi un moment du mois, il n’est plus question de lit, mais de dames du palais. De quoi parle cette charmante métaphore ? Dames évoque le Inn et palais est le lieu où naissent les choses où les êtres : c’est l’utérus, le palais des enfants ;

En d’autres termes, il convient d’examiner avec soin comment nous honorons nos forces sexuelles et ce qui se passe si on les laisse s’éteindre. Il est  aussi nécessaire de sentir quels processus créateurs (poissons) sont plus à l’oeuvre que d’autres, quels sont aussi les meilleurs alliés (dames) pour leur garantir la vie future.

Rien qui ne soit profitable : cette expression est un conseil d’oeuvrer avec une grande vigueur en faveur du renouvellement ce qui favorise le potentiel présent dans une situation.

6ème trait. Texte : Un fruit excellent n’est pas consommé. Le chef accompli obtient un chariot. L’Etre Petit l’Usure de sa cabane.

C’est le moment où enfin l’on peut commencer de percevoir les formes de la vitalité restante, celles qui renaîtront au printemps. C’est, nous dit le commentateur, une promesse de renaissance grâce aux graines qui tombent par terre et engendreront de nouvelles récoltes et la part non touchée, conservée,  qui garantit le retour de la vie abondante.

Mais à cette époque de l’année, peu savent discerner les signes annonciateurs de la vie future. L’expression chef accompli désigne ceux qui en sont capables. Ils obtiendront un chariot, symbole de mouvement : la faculté de cesser de supporter la situation présente, car ils voient au-delà. L’Etre Petit, au contraire, ressent seulement ce qui disparaît. Il recevra le prix de cette attitude tout au long de l’hiver : l’usure de sa cabane. Il perdra ce qui le protège du dehors, ce qui assure son bien-être.

http://www.transvisions.org

à suivre...

Posté par ostriv à 10:37 - Yi Jing - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2008

Technique de Qi Gong de la relaxation.

catégorie: Techniques

transcription après le stage
de Victor et Marina Zalojnov à Seignosse
fait
par Julia Griffin

Libérez le corps, choisissez la position le plus confortable.

Tout d’abord chercher les sensations de votre nez. Cherchez votre nez, chercher les narines, comme les sensations. Le tronc, le corps, on peut dire, le cartilage dans le nez.

libe

Nous commençons maintenant pas à visualiser, mais à créer de notre nez une chauve-souris. Avec les ailes des narines, avec le corps. Si la chauve-souris ne vous plaît pas, vous pouvez choisir le dragon-fly ou la libellule. La forme est pareille.  Avec le cartilage, avec le tronc du nez, c’est le corps de cette bestiole, et les ailes, c’est les narines, jusqu’au niveau des joues, des pommettes. Un petit peu plus large que seulement le nez : c’est déjà au niveau des cavités dans le nez.  C’est plus large, jusqu’à au milieu des yeux, on peut dire. C’est pourquoi les ailes sont suffisamment larges, grandes.  La tête, c’est le bout du nez, la queue, c’est le niveau entre les yeux, la partie entre les points jing ming, les sourcils.

Essayez de sentir le corps de votre libellule, avec  volume, le corps rond. Essayez de sentir toutes les cellules dans la matière du nez : le cartilage, la matière osseuse, les muscles, la peau, la matière spongieuse au niveau des cavités du nez. Il y a beaucoup de matières différentes.

Et après, quand nous avons activé le corps de notre chauve-souris ou libellule, elle commence à manger.  C’est à dire que du bout du nez, ou de sa tête, nous commençons à pousser l’énergie à travers le corps, jusqu’au bout de la queue.

Et plusieurs fois nous avalons l’énergie que nous commençons à accumuler dans la bouche de notre chauve-souris, et après ça passe jusqu’aux sourcils.

Et en même temps décontractez encore plus la bouche. Analysez les sensations, parce que cette technique active le cerveau, le cervelet, la moelle épinière. On peut dire que l’activation de la chauve-souris, active automatiquement un deuxième animal –un dragon avec le cerveau comme tête (la zone sishencong, avec la fontanelle comme bouche, qui pousse l’énergie dans les autres parties du cerveau, le cervelet et la moelle épinière), le corps et la queue, c’est toutes les parties de la moelle épinière et de la colonne vertébrale, jusqu’au bout du coccyx. On peut dire que ce deuxième animal n’est pas activé spécialement, mais il est activé au passage, comme une conséquence du premier. En activant le premier petit animal, nous pouvons analyser les sensations dans le deuxième. Pour nous le plus important est de prendre encore et encore quelques gorgées avec notre petite chauve-souris (libellule). Nous réveillons les ailes de cet animal, parce que vous travaillez maintenant beaucoup avec le corps, mais n’oubliez pas les narines et toutes les parties jusqu’au milieu des yeux, et toutes les cavités du nez aussi. Des ailes nous prenons l’activation vers le corps.

Continuez  à décontracter le corps pour permettre au corps de travailler spontanément , parce que nous travaillons avec une partie comme clef, et notre corps utilise les moyens que nous avons pour le moment, afin d’activer la deuxième partie, que nous activons spontanément, parce que si nous travaillons ça volontairement, ça peut créer des dégâts à l’intérieur de nous. Il y a des barrages, il y a des tensions encore. Nous ne sommes pas très décontractés. C’est pourquoi c’est mieux de laisser ce processus se dérouler spontanément. Ça nous permet de travailler plus naturellement et éviter les tensions inutiles dans différentes parties de cette matière très fragile, très vulnérable à l’intérieur de nous.

En même temps, ce travail sert à oublier toutes les tensions mentales. De notre néo-cortex, la partie la plus logique, la plus fatiguée, la plus abîmé de l’homme moderne, ça pousse l’activation vers le cortex (cerveau mammifère), et après ça pousse cette activation vers notre cerveau reptilien.

Encore et encore, nous caressons notre nez. Nous travaillons. Nous activons encore toutes les parties. Nous essayons de rajouter encore plus d’activation.

Posté par ostriv à 10:57 - Techniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2008

L'histoire de la création du style Djen Paï

Les six vies du doyen Yuï-Lan

jenpai_pAssis dans la clarté des rayons lunaires qui illuminaient une partie de la terrasse du monastère, Yuï-Lan, le doyen, contemplait l’astre nocturne de ses réflexions. Avec une esquisse de sourire il prêtait l’oreille au lointain murmure de la cascade et au grondement soulevé par l’eau loin en dessous.

Après trois jours de mauvais temps, il lui était agréable de détendre son corps jusqu’à sa moindre parcelle en captant le faisceau d’énergie lunaire. Il venait de finir sa conversation-méditation quotidienne avec son maître céleste et, en poursuivant l’analyse de ses résultats, pouvait encore mieux se concentrer sur les processus et les besoins de son corps physique.

Yuï-Lan était déjà âgé de quarante-deux ans, mais son corps bouillonnait de jeunesse, d’abondance d’énergie et de joie de vivre. Il avait effectué sa troisième transition et se trouvait maintenant dans la période de Feu de sa vie, pour laquelle il avait tenu compte des erreurs commises lors des transitions antérieures, ainsi que  des problèmes de ses caractères, physique et énergétique.

Maintenant la précipitation et l’agitation qui avaient précédé le premier passage lui semblaient même amusantes : lorsqu’il brisa et déchira la plupart des os et des organes de son corps en tombant dans une crevasse à cause de la perfidie d’un chemin de montagne balayé par des bourrasques de vent glacé.

Cette fois-là Yuï-Lan dut s’introduire dans un embryon si faible et maladif que le principal divertissement pendant les cinquante-six années de vie qui suivirent fut de maintenir sa frêle santé. Il est vrai que cette focalisation sur le corps physique lui permit, ou plus exactement l’obligea à créer un système de guérison développé, qui même aujourd’hui, cent trente ans après, reste le principal et le plus apprécié dans son monastère des « Jeunes Pousses de Bambou ».

Il se souvint du temps où il n’était qu’un jeune disciple et comment le doyen Dé avait ri à la question que Yuï-Lan venait de poser : « Pourquoi ne pas conserver le même corps et le rajeunir en permanence, puisque nous avons les capacités, au lieu transférer notre nature dans un embryon, ce qui est très complexe ? »

Le sage avait dit alors qu’il était plus facile de changer un vieil habit pour un neuf que de porter le même jusqu’au bout en perdant trop de temps à réparer et cacher l’usure.

« Le temps est pour tous les vivants un fil merveilleux sur lequel seuls les événements que tu veux emporter avec toi sont à enfiler. Outre cela, pour devenir le futur doyen de notre monastère, il te faudra accumuler des connaissances sur la maîtrise des cinq éléments de transformation du Tao et le domptage des cinq natures de ta personnalité. »

Depuis, assez de temps s’était écoulé pour que Yuï-Lan fasse l’expérience de maîtrise de ses natures de métal, d’eau et de bois. Puis le moment était venu d’absorber la chaleur de l’élément de feu et voilà qu’il a déjà effectué deux tiers des soixante années de vie illuminées par les aveuglantes couleurs Yang.

Encore deux transitions sous le signe de l’élément de terre puis du retour vers l’élément initial, le métal et il pourra se retirer au Panthéon des Sages du monastère. Néanmoins il lui faudra être prêt à s’attarder sur Terre pour former un nouveau gardien des secrets du Tao. Le doyen Dé avait effectué sept transitions avant qu’il ne jugeât avoir trouvé un successeur digne et capable de conserver sans corrompre, mais aussi de développer les Savoirs de l’enseignement traditionnel du monastère. Tout le savoir accumulé par Yuï-Lan au fil des ans trouva une importante réalisation dans la fondation de son propre style de combat, qui, si ses espoirs venaient à se réaliser, devait devenir une garantie énergétique et physique sûre de la protection et le développement du temple dans les siècles à venir. Ses propres besoins et le souhait d’aider l’évolution de ses disciples avaient motivé Yuï-Lan à concentrer ses efforts sur la recherche d’un système physique et énergétique, qui incarnerait les principes du Savoir.

Il se souvint d’une méditation sur cette même terrasse des Doyens, de son état de concentration, des rafales de vent glacé, des lourds nuages de plombs qui se mouvaient étrangement et tourbillonnaient. Il se rappela comment, ayant senti sur sa gauche une tension énergétique semblable à celle d’un éclair sphérique, il avait tourné la tête vers l’obscurité de la terrasse et avait vu une boule d’énergie qui reluisait et laissait entrevoir une agitation de formes au fond d’elle. Comme pris dans la confusion, le phénomène s’attarda à cet endroit puis bougea sur le côté et se dissipa. À l’autre extrémité de l’espace apparurent la silhouette argentée d’un vieux Taoïste et celle d’un oiseau de proie assis sur son épaule gauche.

Ouvrant ses ailes, l’oiseau se posa sur la surface de pierre près du vieillard et, après avoir redressé sa magnifique queue, il décrivit quelques cercles d’un pas léger et dansant autour de son maître.

Ensuite, immobile un instant, l’oiseau leva gracieusement ses ailes au-dessus de sa tête et se mit à danser. Tel une gigantesque ombre projetée sur le fond rocheux de la falaise, l’étrange et fantasque vieillard reprenait avec la même grâce ces mouvements et poses complexes. Les danses évoluèrent, les actions lentes et rapides s’entremêlaient. Ce spectacle rayonnant d’hypnotisme donnait le tournis. Le temps s’épaissit et prit la consistance du miel des montagnes, dans lequel la conscience de Yuï-Lan pataugeait sans réelle résistance.

Seul un éclair fendant les cieux au-dessus de la falaise fracassa l’enchantement en une myriade d’éclats dans lesquels le duo fantastique poursuivait sa danse. L’espace était désert mais devant le regard émerveillé du doyen la danse se poursuivait jusqu’à aujourd’hui

Cette rencontre était la première de celles qui engendrèrent le style Djen-Paï, devenu renommé depuis.

un extrait du livre "Les six vies du doyen Yuï-Lan" de Victor Zalojnov, à paraître.

Posté par ostriv à 23:34 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2008

Dîner sibérien

Pour fêter la rentrée de la fédération, nous vous invitons à un dîner sibérien le samedi 11 octobre 2008.

L’occasion de se rencontrer ou de se revoir autour d’un menu sibérien :

rus_kuhnya

Borsch (soupe traditionnelle),

Pellemeni (raviolis fourrés aux trois viandes et raviolis végétariens ),

Pirojok (tarte à la myrtille, cassis et autres baies),

Boissons aux baies rouges (klioukva, canneberge ou cranberry), boisson traditionnelle russe (kvass).

Rendez-vous à la Rôtisserie, restaurant associatif situé 4 rue Sainte-Marthe à Paris (75010), à partir de 19h30. Service continu jusque 23h30.

Le restaurant est ouvert à tous. Vous pouvez venir avec votre famille, vos amis.

Menu à 10 euros. Boissons à 1 euro.

Pour prévoir le nombre de couverts de la soirée, merci de nous prévenir de votre venue par email fiaes@free.fr ou par téléphone : 06 24 78 28 48

Posté par ostriv à 23:20 - Ateliers - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 juillet 2008

STAGE DE QI GONG AVEC VICTOR ET MARINA ZALOJNOV

22, 23 ET 24 SEPTEMBRE 2008

    « LA FORMATION DE LA MONADE ENERGETIQUE A L'INTERIEUR DU CORPS PHYSIQUE »

1.        Possibilités de décontracter le corps
2.        Amélioration de la circulation des liquides et de l'énergie dans le corps
3.        Amélioration du fonctionnement des organes des sens
4.        Renforcement de l'état psychique et mental
5.        L'enchaînement de Bagua des 8 animaux

Le week-end avant le stage, Ghislaine Locicero co-organise le 3ème Festival des arts énergétiques au Château Coujan à Murviel-les -Béziers : les 21 et 22 septembre 2008 sur le thème « La voie et la voix ».
Victor et Marina Zalojnov participeront à ce festival qui comprendra de nombreux ateliers, démonstrations, conférences et concerts.
Il est possible d'assister au festival puis au stage de qi gong de Victor et Marina Zalojnov : Béziers est à 1 heure de train de Sète.
Il faut pour cela prévoir un hébergement pour le festival pour le samedi et le dimanche soir et vous rapprocher de Ghislaine Locicero  (edenstages@wanadoo.fr ou g.locicero@aliceadsl.fr
- 04 67 09 34 92 - 06 61 95 56 10) pour l'organisation, pratique (transfert de la gare au château, réservation etc.) et pour toute information complémentaire.

INFORMATIONS STAGE QI GONG :

Lieu du stage : Centre de vacances Le Lazaret
La Corniche
Rue Pasteur Benoît
34200 SETE
Tel.: 04 67 53 22 47 - Fax: 04 67 53 36 13
www.lazaret-sete.com

Horaires : Lundi 22 septembre :         15 h 00 - 23 h 00
          Mardi 23 septembre :            9 h 00 - 18 h 00
          Mercredi 24 septembre :         9 h 00 - 17 h 00

Tarif enseignement : 180€

Posté par ostriv à 10:37 - Stages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2008

Qi Gong après le repas

catégorie Techniques

après le seminaire de Victor Zalojnov

Cette technique a été créée dans l’Inde ancienne dans le but d’harmoniser le processus de la digestion après le repas. Elle était très populaire chez les personnes pauvres parce qu’elle permettait de ne manger qu’une fois par jour et de garder des forces pendant une journée remplie par les tâches quotidiennes.

Dans notre vie moderne, très chargée et remplie de stress, cette technique sera très bénéfique pour renforcer notre système digestif et revitaliser notre corps en éliminant les toxines présentes au niveau des membranes du ventre, autour du nombril. Pratiqué après le repas, à la maison, en plein air où au bureau, ce Qi Gong vous aidera à nettoyer votre corps en éliminant des toxines et à le remplir avec des réserves d’énergie Yang, pour continuer la journée pleins de force.

1) Asseyez-vous sur une chaise où au sol, en tailleur. Décontractez le corps et activez les points de «secours » - le point Renzhong (yin) et le point Chengjiang (yang) -en appuyant sur chacun d’eux avec l’ongle de l’index ou avec un crayon, en faisant des petit mouvement vibratoires. Avec ce processus la bouche se remplie avec l’énergie yin et yang (yang qui viens du palais dur et yin - de la langue et de la mâchoire inférieure). C’est comme si on avait une monade à l’intérieur de la bouche. On peut sentir les gencives et les racines des dents très actives.

points_negatif

2)Avec la main yin (gauche pour les femmes et droite pour les hommes), la paume vers vous, faites des mouvements verticaux en descendant et montant la main devant le visage en activant le nez et la gorge. Vous pouvez sentir la différence entre la nuage énergétique yang au niveau du nez et la nuage yin au niveau de la gorge. L’énergie de la main active dans la gorge le larynx, le conduit aérien, les bronches et descend dans la poitrine.

3) Posez la main yin sur le nombril, levez la main yang au niveau de la bouche et tournez l’énergie dans la monade que vous venez de créer, en décrivant des cercles devant la bouche (lever l’énergie dans le côté yang, à droite pour les femmes et à gauche pour les hommes). Cela enrichit les parois du système digestif avec l’énergie.

4) La main yin toujours posée sur le nombril, placez la main yang au dessus, à une distance de 15-20 cm. Tourbillonnez l’énergie dans le ventre, en traçant des cercles devant le ventre avec la main yang (monter à droite et descendre à gauche). Faites des cercles assez grands pour toucher avec l’énergie le diaphragme et la membrane périnéale. Essayez de sentir et de réunir l’activation du pancréas, de la vésicule biliaire et du foie avec l’activation de l’intestin grêle.

5) En gardant la position précédente, décollez la main yin du nombril (la main yang reste toujours au dessus de la main yin, à une distance)et faites des mouvements circulaires avec la main yin dans le même sens que précédemment. Gardez la même amplitude de mouvement.
Cette circulation de l’énergie yin active les contractions des parois de l’intestin, accélérant ainsi l’élimination des toxines. Si pendant cet exercice on a la bouche sèche, c’est bon signe : les liquides de notre corps sont descendus pour humidifier les parois de l’œsophage et du gros intestin.

6)Activez une nouvelle fois les deux points de secours. Posez la main yang au niveau de l’appendice et la main yin au niveau de la vessie et tournez la langue dans la bouche, en descendant à gauche.

7)Avec la même position des mains, la bouche fermée, claquez des dents. Sentez l’activation énergétique dans la bouche : le mélange d’énergie quand nous claquons, et l’aspiration de l’énergie par les dents quand nous les séparons. Ecoutez les vibrations énergétiques dans la vessie et l’appendice.

8)Réunissez les mains dans la position de la « Tête du dragon » au niveau de la poitrine. Analysez vos sensations énergétiques dans la bouche et dans le ventre.

tetedragon

9) Montez la « Tête du dragon » au niveau du visage. Mettez vos pouces des deux côtés sous la mâchoire inférieure (à coté des ganglions lymphatique) et vos index sur les points les plus bas des cavités des yeux. Les autres doigts cachent le nez. Reposez-vous un moment dans cette position en analysant vos sensations énergétiques.

points2noir

Ce mudra a été conçu pour absorber toute l’énergie pouvant être retirée du repas et pour harmoniser le travail de tous les systèmes du corps.

Nous vous souhaitons un bon travail et une bonne énergie.

Posté par ostriv à 14:54 - Techniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2008

Méditation de Nettoyage, Purification, et Ressourcement

catégorie: Méditation

par Julia Griffin

Comment réagir dans les moments de fatigue, stress, découragement ?  En prenant quelques minutes pour soi, on peut re-contacter sa paix et son calme d’origine. Si possible mettez-vous dans un endroit qui vous ressource : dans un parc, au coin d’une fontaine, dans une pièce préférée, ou même dans un petit coin  personnalisé avec une fleur, une pierre, ou une image qui vous plaît. Si ce n’est pas possible, cette méditation peut se faire même au travail !

Buddha_Bali_26cmAsseyez-vous en tailleur ou sur une chaise. Prenez quelques moments pour vous détendre, en écoutant votre respiration. Observez-la sans vouloir la maîtriser. Puis écoutez les pulsations de votre cœur. (Si ça vous êtes difficile, vous pouvez mettre la main sur votre cœur pour mieux ressentir les pulsations.)

Une fois que vous ressentez bien les pulsations du cœur, vous allez commencer à les envoyer sur des missions de nettoyage et purification à travers le corps. (Si vous préférez, vous pouvez substituer l’expire de la respiration pour les battements du cœur)

Vous envoyez les battements à travers le corps vers les endroits spécifiés et vous les faites sortir du corps, vous dégageant ainsi d’énergie stagnante. Cela entraîne automatiquement un renouvellement de votre énergie : le vide laissé par l’énergie qui sort est rempli à travers les portes énergétiques partout dans le corps.

Envoyez les battements vers les endroits suivants, en faisant sortir du corps l’énergie de ces battements à travers les endroits spécifiés. Le processus est cumulatif.

  1. Vers le point Baihui, situé au sommet de la tête, en créant une fontaine énergétique à travers ce point.
  2. Vers les deux bras jusqu’aux mains, en faisant sortir dix ruisseaux énergétiques des doigts.
  3. Vers les deux jambes jusqu’aux pieds, en faisant sortir dix ruisseaux énergétiques des doigts de pied.
  4. Vers le point Hiuyin, situé au milieu de la membrane périnéale, entre l’anus et les organes génitaux extérieurs, en créant une fontaine énergétique à travers ce point.
  5. Vers et à travers toute la peau du corps. Sentez une respiration qui s’installe entre vos corps énergétiques intérieur et extérieur. L’espace énergétique autour de vous vous appartient et vous permet de vous ressourcer en permanence. Ça ne tient qu’à votre conscience !

Musique recommandée pour la méditation: la musique du film:
           Bab’Azîz : le Prince qui contemplait son âme, un film de Nacer Khemir, (cinéaste tunésien), sorti en France en novembre 2006
          

Posté par ostriv à 11:07 - Méditation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juin 2008

Travail avec les forces de la nature

catégories: Ateliers

Chers amis,

Pour le clore le cycle d'ateliers de cette années, nous vous invitons à passer une journée au bord de la mer :

           dimanche 15 juin 2008 à Trouville-Deauville.

Nous vous proposons un travail avec les forces de la nature, telle que l'eau dans son état "sauvage" - la mer. Pendant cet atelier nous allons remplir tous les tissus du corps et des organes avec l'énergie de l'eau et les tonifier à l'aide de l'énergie des vagues. Nous allons essayer d'enlever toute l'énergie
rigide, la faire fondre et la transformer en eau comme les glaces qui fondent au printemps.

Nous marcherons en direction de Villers s/mer, une balade d'un peu plus d'une heure qui sera l'occasion - pour ceux qui le désirent - de commencer à travailler avec l'énergie de la mer.

Nous ferons un pique-nique à Villers s/mer, chacun apportant quelque chose. Peut-être y trouvera-t-on des huîtres pour les amateurs.

Étant donné que l'atelier se déroulera à l'extérieur, nous allons, bien sûr, varier le travail et le plaisir: apportez donc ballon et pinces à huîtres.

(Pour les plus courageux des vikings, n'oubliez pas vos maillots de bain!)

Vous pouvez venir avec votre famille et vos amis. L'atelier est gratuit.


Si vous venez en Train : nous prendrons le train qui part de 8 h 49 de la gare Saint Lazare et arrive à la gare de Trouville - Deauville à 10 h 51.
Rendez-vous au début du quai un quart d'heure avant le départ.

Si vous venez en Voiture : Rendez-vous à la gare de Trouville - Deauville à 11h00. Merci de nous dire s'il vous reste des places libres.

Si vous arrivez plus tard, pour nous retrouver, appelez Serge (06.24.78.28.48) ou Nathalie (06 28 06 22 06)

Cordialement

L'équipe des ateliers

Posté par ostriv à 09:50 - Ateliers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juin 2008

Raifort

catégorie: Phytothérapie

hrLe raifort active le système d’élimination (reins et canaux urinaires) et les fonctions digestives, surtout au niveau du duodénum. Dans cette partie du tube digestif située juste après l’estomac se rencontrent la nourriture, la bile et l’insuline. La bile est produite par le foie et intervient dans la digestion des graisses. Elle est stockée dans la vésicule biliaire avant d’être expulsée dans le duodénum. L’insuline est une hormone produite par le pancréas qui permet de réguler le taux de glycémie en faisant baisser le taux de glucose dans le sang. Le raifort apporte l’équilibre du fonctionnement de la vésicule biliaire et du pancréas. Il facilite notamment l’évacuation de la bile dans le duodénum.

Le raifort renforce le système de régulation thermique du corps et rend plus résistant au froid.

Il active le sacrum, le coccyx et la moelle osseuse des fémurs, renforçant ainsi le système immunitaire.

Le raifort améliore la circulation des liquides dans le ventre et le bassin, en particulier des liquides qui humidifient les matières des membranes, des muscles et des os. Le raifort empêche également la stagnation du sang dans ces parties.

Les racines activent notre canal énergétique du bas et renforcent nos racines avec la terre.

Les tiges des feuilles, prises pillées, nettoient le système digestif, en particulier l’intestin grêle et le gros intestin. Elles sont à utiliser avec précaution car les effets sont très forts et les premières fois cela peut provoquer une irritation.

Les tisanes et décoctions de tiges et de racines tonifient et nettoient le système digestif. Faire bouillir et laisser refroidir 12-15 heures, pas au frigidaire. Faire réchauffer et boire tiède. Les tisanes nettoient bien la vessie et aident à sortir les calculs.

Les feuilles prises en salade ou mâchées et recrachées tonifient les organes des sens. Elles sont pour cela utilisées par les chasseurs âgés. Si on les avale, les feuilles doivent être consommées avec modération car elles sont plus difficiles à assimiler par le corps que les racines.

Le radis noir a les mêmes effets que le raifort mais en plus doux.

Posté par ostriv à 18:15 - Phytothérapie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2008

La force de l’influence de l’année de naissance est-elle la même pour tout le monde ?

catégorie: Horoscope vibratoire 2208

par Serge Alexan
sur www.facetteduqigong.canalblog.com

Pour répondre à cette question, il faut observer la construction énergétique de l’homme. Trois facteurs influencent de manière coordonnée notre liaison avec notre année de naissance:

1. la date de notre conception : nous pouvons avoir été conçu la même année que notre date de naissance ou l’année précédente de l’horoscope chinois.

2. la date de notre conception spirituelle, proprement dit la réincarnation : quand l’embryon atteint l’âge de trois mois, son destin génétique se caractérise, c'est-à-dire que l’information de la pyramide génétique qu’il devra réaliser se précise. Son potentiel génétique est déjà visible. Il devient alors intéressant pour les structures informationnelles qui plantent l’âme dans son corps, comme on sème une graine dans la terre qui deviendra une plante. A ce moment il acquière un destin humain. Voila pourquoi les religions disent que l’avortement après trois mois de grossesse est un homicide et plusieurs générations vont payer pour cet homicide.

3. la date de naissance : pendant les six mois qui suivent, l’homme forme son corps physique qui sera capable de survivre dans notre monde. Et approximativement dans les six mois, il naît. A ce moment, les vibrations de l’année s’impriment sur sa peau pour toute sa vie. C’est son anniversaire social.

Nous avons donc trois jours de naissance :

  1. physiologique
  2. spirituel
  3. social

Cela explique pourquoi nous pouvons être liés aux vibrations de notre année de naissance entièrement, aux deux tiers ou à un tiers.

Posté par ostriv à 22:30 - Horoscope vibratoire 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2008

Horoscope vibratoire 2008

catégorie: Horoscope vibratoire 2008 

par Serge Alexan sur www.facetteduqigong.canalblog.com

L’année 2008 est l’année du rat de terre yang. C’est une année très inhabituelle. Ses vibrations ressemblent plus à un écureuil qu’à un rat. Imaginez un écureuil, assis sur un arbre et qui regarde le sol avec attention. Soudain il remarque par terre une noisette, il descend vite, la grignote sur place et remonte rapidement sur l’arbre afin de repérer un nouveau festin.

talisman_2008_god_krysyAutrement dit, les vibrations de cette année sont très bénéfiques pour celui qui veut réaliser des choses positives dans sa vie. Elle peut être moins favorable à celui qui rentre dans des  situations potentiellement dangereuses, parce que si la « noisette » est empoisonnée, il faudra la manger jusqu’au bout. Ce que nous allons planter cette année, nous le récolterons également cette année.

Il faut remarquer que la fréquence des vibrations de cette année augmente progressivement au cours de l’année et ce jusqu’à sa fin. Cette année sera bénéfique à ceux qui sont capables de prendre des décisions rapides et de les concrétiser dans leur vie immédiatement. Si le début de la réalisation est repoussé de plus de quinze jours, cela conduira à une grande tension mentale qui, dans le futur, peut se transformer en une tension psychique et peut se refléter sur l’état physiologique (par exemple comme une fatigue ou une grande faiblesse). En conséquence, il peut être bien dans cette année de s’engager dans une multitude de bonnes situations.

Selon notre animal de naissance et notre mois de naissance, nous allons vivre cette année différemment. Pour certains elle sera amicale, pour d’autres, les vibrations seront difficiles à accepter. Nous allons développer dans les semaines qui suivent notre horoscope vibratoire pour chaque animal de naissance et pour chaque mois de naissance.

à suivre...

Posté par ostriv à 11:09 - Horoscope vibratoire 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2008

Ortie

catégorie: Phytothérapie

kr_pL’ortie peut être utilisée en tisanes, soupes ou massages.

Elle active particulièrement les vaisseaux sanguins du cerveau. Elle est très importante en cas de faiblesse ou de fatigue de ces vaisseaux. L’ortie est utile après un stress mental et contre le vieillissement des neurones qui affaiblissent les fonctions physiologiques du cerveau et peuvent entraîner une perte de mémoire puis une fatigue et une somnolence permanente.

L’ortie active aussi les grands vaisseaux sanguins au niveau du ventre et des organes sexuels. Utilisée les 2-3 premiers jours des règles, la tisane d’ortie élastifie et resserre les vaisseaux sanguins et permet de baisser les pertes de sang. L’ortie rajeunit les nerfs et les vaisseaux sanguins. Elle change la qualité du sang, lui permet d’être mieux l’oxygéné. Le sang et les nerfs ainsi activés vont ensuite stimuler tout l’organisme.

Contre les pertes de mémoire, on peut masser en tapotant avec des feuilles d’ortie la peau des poignets et des chevilles des deux côtés du corps et des deux côtés des articulations (intérieur et extérieur). Dans ces zones sont situés des points des canaux énergétiques qui équilibrent le travail énergétique, sans provoquer d’hyper activation ou d’hyper sédation. Ce massage procure un travail bien équilibré dans les canaux et dans tous les processus du corps.

Les tisanes d’ortie aident l’organisme à récupérer après une maladie ou un grave problème de santé. En effet l’ortie augmente l’appétit et active la première partie du système digestif : la bouche, la production de salive, l’œsophage et l’estomac. Or après une maladie aiguë avec fièvre, inflammation, la production de salive a baissé et les récepteurs des nerfs du système digestif sont plus passifs.

L’ortie renforce également les ongles, les dents, les gencives, les racines des ongles et des dents.

En cas d’arthrose et de rhumatisme, elle peut être utilisée en tisanes ou en massage sur les articulations les plus faibles, par tapotement avec des feuilles.

Les tisanes se préparent à partir d’orties fraîches ou séchées, ce qui n’altère pas leurs propriétés. On peut les boire le matin comme le soir. En salade, on prépare les orties après les avoir passées sous l’eau bouillante. Mettre des orties dans l’eau du bain tonifie le corps.

On peut également travailler directement avec l’information des tiges et des feuilles de l’ortie, en prenant l’ortie dans les mains, dans un ballon énergétique. Le mieux est de faire ce travail après avoir fait un qi gong pour permettre une meilleure diffusion dans tout le corps. On étire l’information des tiges et des feuilles de l’ortie à travers les bras et la chaleur de l’activation se répand jusqu’aux coronaires. Ce travail active très bien le système sanguin.

Les ermites utilisaient des cordes et des bracelets d’ortie qu’ils portaient à même la peau pour renforcer leur corps dans leurs conditions de vie difficiles. L’avantage de cette technique c’est qu’elle ne touche pas aux glandes et à l’homéostasie du corps mais augmente la qualité et la circulation du sang.

Posté par ostriv à 10:48 - Phytothérapie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2008

La calligraphie et le travail énergétique

categorie: Techniques

par Marynka OSTRIV

La réalisation d’une calligraphie demande une grande concentration, beaucoup de ressources et d’efforts énergétiques. La sérénité de l’esprit et la décontraction du corps aident notre nature à se libérer en encre sur l’espace vide du papier. Cette expression est un miroir du calligraphe, de son état psychologique, de son intelligence et de son état physique.

Plus nous sommes développés énergétiquement, plus nous sommes habiles dans nos créations et la calligraphie nous embarque dans un voyage énigmatique dans lequel nous perdons le sens du temps et du monde matériel. Comme le Qi Gong, la calligraphie nous passionne, avec ses possibilités d’expression et de recherche individuelle.

En progressant dans cet art martial à l’aide du pinceau, notre épée, nous évoluons dans le processus de compréhension et de reconnaissance de notre nature, nous enrichissons nos possibilités énergétiques.

Wang Yang Ming, un philosophe chinois (1472-1529), utilisa souvent l'image de la calligraphie, ainsi que celle du tir à l'arc, pour étayer le principe que "Connaissance et action ne font qu'un". Dans son "Enseignement Particulier" il explique la chose suivante :

La flèche comme le pinceau symbolise le souffle-énergie (Qi - respiration).
La feuille de papier de soie comme la cible symbolise l'intention (Yi).
Le caractère-image comme la mouche de la cible symbolise l'esprit (Shen).

La position du pinceau joue un rôle primordial puisqu’elle facilite la circulation de l’énergie et de son courant à travers la main. La tenue du pinceau est complètement inhabituelle pour la main occidentale :

Le pouce (l’Empereur) doit rester vertical. L’index s’incline devant le pouce et reste décontracté (c’est le Premier Ministre agenouillé devant l’Empereur). Le mouvement du pinceau se fait avec le majeur et l’annulaire. Le pinceau reste presque vertical mais est légèrement incliné, de 15 degrés, pour faciliter ses élans. La paume crée un espace creux, comme si on tenait un œuf.

On s’assoit en tailleur ou les jambes décontractées et parallèles, la colonne vertébrale détendue mais pas courbée.

La méditation, juste avant la réalisation de la calligraphie, est très importante et bénéfique pour l’état d’esprit.

Au début du travail créatif on active le Dan Tian du bas (au niveau du ventre) et on fait tourbillonner l’énergie en formant un grand ballon énergétique qui jaillit de la source du Dan Tian du bas et grandit jusqu’à la membrane des clavicules.

En même temps, on active les points Lao Gong (au centre des paumes) jusqu’à sentir une chaleur très forte au niveau des paumes. L’attention portée sur la paume droite, on fait couler l’énergie du Dan Tian du bas à travers la poitrine jusque dans la paume. Nous formons un ballon énergétique dans la paume, le faisons tourbillonner et remplissons le pinceau avec l’énergie. Après une profonde inspiration, nous gardons tout l’air dans l’abdomen, fixons notre attention au bout du pinceau et nous élançons dans la création d’un caractère, en expirant au fur et à mesure que l’on accomplit la calligraphie.

Pour mieux examiner notre création, nous commençons à la regarder en s’oubliant et en cherchant le passage de notre énergie dans ce caractère. On regarde l’espace peint, qui est noir, puis l’espace blanc, en exclurant le caractère. On ferme les yeux et on cherche ce caractère dans notre vision intérieure. On précise sa forme, sa couleur et on retient ses sensations.

Si vous travailler à plusieurs, vous pouvez enrichir vos sensations en échangeant vos créations avec celles de la personne qui a peint à côté de vous. On analyse l’œuvre comme précédemment et on retient ses sensations.

Pour mieux sentir le processus énergétique de la calligraphie, vous pouvez explorer certains caractères en les réalisant à travers des exercices du Qi Gong. Pour la base, il vaut mieux choisir des caractères anciens.

feng_negatifExemple : Après des exercices de réchauffement du corps, debout, le corps décontracté, nous commençons la réalisation énergétique du caractère Feng (l’écriture Da Zhuan), le vent. Sur l’illustration figurent les numéros de succession des traits, leur direction de réalisation est toujours de droite à gauche. Nous traçons les traits en appliquant l’énergie de tout notre corps dans l’espace de notre premier cocon. En dessinant le vent, on cherche à percevoir cet élément dans nos corps énergétique intérieur et extérieur. Nos bras sont comme de grands pinceaux et notre énergie est l’encre noire.

Avec ce travail on commence mieux sentir le mouvement d’énergie dans l’exploration calligraphique et développe nos sensations et notre perception  énergétiques.

Posté par ostriv à 10:09 - Techniques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »